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Le cœur brûlant de transmettre l’espérance

Brésil

Au Brésil, depuis le 20 novembre 2022, l’Église vit une année vocationnelle sur le thème : “Vocation : grâce et mission. Cœur brûlant et pieds en chemin”. C’est l’occasion de relire notre mission en Amazonie, comme religieuses Auxiliaires du Sacerdoce, en faisant jouer ces images tant évocatrices du cœur brûlant et des pieds en chemin.

En février 2020, nous avons été envoyées à Itapiranga, dans l’état d’Amazonas, au Brésil, pour fonder une communauté, suite à un appel de l’évêque du lieu. La mission reçue tournait autour de trois axes : formation des chrétiens, présence fraternelle et soutien des pastorales sociales.

Jaci, Rose et moi, nous avons donc commencé par appuyer les sept communautés chrétiennes de la ville et les quatre communautés plus rurales. À noter qu’au Brésil, on parle maintenant de « communautés ecclésiales missionnaires » (CEM’s). Notre charisme nous conduit à chercher avant tout à favoriser la rencontre avec le Christ, pour que, « le cœur brûlant », les chrétiens puissent assumer leur sacerdoce baptismal dans l’Église et la société.

Favoriser la rencontre avec le Christ

Mais rapidement le besoin s’est fait sentir en moi d’aller visiter les familles et d’aller à la rencontre des plus exclus (malades, prisonniers, sans domiciles, migrants vénézuéliens). Jaci, elle, a répondu à un appel pour assumer la coordination de la pastorale de l’enfant au niveau diocésain. C’est une pastorale qui accompagne les femmes enceintes et les enfants jusqu’à 6 ans par des actions de base de santé, d’éducation, de nutrition et de citoyenneté. Rose, elle, a décidé de quitter la congrégation, mais elle avait passé deux années à être présente aux jeunes. Si le cœur brûle à cause du même évangile, il nous fait prendre des chemins différents, complémentaires.

Cœur désemparé par la misère et cœur brulant de joie

Personnellement, je ressors souvent des visites aux familles le cœur brûlant de joie. J’aime découvrir la beauté des gens, leur foi incroyable qui fait qu’ils ne baissent pas les bras. Je reçois comme un cadeau leur gratitude et leur tendresse. Mais j’ai aussi le cœur lourd et désemparé par la misère qui se traduit par la faim, le chômage, les dettes, la souffrance physique et morale, l’angoisse du lendemain, la violence, l’ignorance et la peur, les ravages de l’alcool et de la drogue, et aussi le péché. Cela remplit mon cœur du désir de mettre en route d’autres personnes, avec d’autres compétences, capables de dénoncer ce qui est injuste, de monter des projets et tout simplement d’atteindre ceux qui ont besoin de signes d’espérance. C’est comme cela que nous avons pu lancer la pastorale de la santé, avec des visites systématiques aux malades et infirmes, puis le GEV, Groupe Espérance Vive, pour appuyer ceux qui veulent se sortir de la dépendance à la drogue et/ou à l’alcool, ainsi que leurs familles. Mais il y aurait bien plus à faire.

Pour terminer, il me parait essentiel de rappeler que c’est notre ancrage dans la prière personnelle et communautaire qui entretient en nous ce cœur brûlant et qui nous remet les pieds en chemin, jour après jour.

Anne Genolini, A.S.

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